Champ d’application de la sophrologie : la gestion émotionnelle

La sophrologie s’avère très efficace dans la gestion émotionnelle.

Aux prises avec nos émotions nous nous enfermons dans une prison virtuelle lorsque nous les régulons mal. C’est à dire lorsque nous en sommes la victime au lieu d’être les accompagnateurs. Ces vagues émotionnelles nous projettant dans la rumination. Qui se formalise en une sorte de prison dont les murs seraient des états d’âmes d’inquiétude, de tristesse, de colère. Enfermés dans ce phénomène comme un lion en cage, nous ressassons l’inquiétude, l’injustice dans une pensée stérile et fermée. Au lieu de chercher la manière dont nous pourrions résoudre une problématique nous nous concentrons sur les pourquoi ou sur les inquiétudes de l’avenir, nous nous fixons dans une anticipation négative.

Les ruminations sont des manières de s’enfermer dans des états d’âme en se détournant d’une réflexion plus constructive ou en se détournant de l’action.

Mais n’oublions pas que nos états d’âmes sont aussi l’expression de notre sensibilité, qu’il ne faudrait pas supprimer ou bloquer. Elles sont un connecteur au monde c’est pour cette raison qu’il faut y être attentif et veiller à ne pas se réfugier dans une agitation émotionnelle faite de sentiments négatifs de frustration, d’inquiétude qui nous coupe de la connexion aux autres, à ce qui nous entoure.

Car le processus en phase de rumination, est que l’on quitte l’instant présent, n’étant plus dans la réalité de l’ici et maintenant, partis dans un monde de rumination nous nous chargeons en souffrance en ruminant sur la focalisation d’un état d’âme négatif lié à l’évènement.

Le travail sur la régulation des émotions avec sophrologie est un des piliers de l’équilibre intérieur.

Pourquoi Sophr’Al

L’association Sophr’Al est née de l’expérience de deux sophrologues Caycédiennes, clinique et non clinique, impliquées dans la prise en charge non-médicamenteuse de la maladie d’Alzheimer et autres maladies apparentées.

Les membres actifs s’emploient à développer la prévention et l’accompagnement pour tous avec la sophrologie.

La mission fixée faire découvrir les potentiels de la méthode aux Aidés et à leurs Aidants familiaux et professionnels et aussi à tous ceux qui désirent vivre l’avancée en âge comme une expérience de bien-être et de pleinitude. Parce que la sophrologie démarre là où la relaxation s’arrête, il est question ici d’activer les facultés  de chacun, de renforcer les capacités résiduelles de l’Aidé, pour maintenir le lien à l’autre dans la dignité et malgré la maladie.

B.E.A

Approche Bientraitance Emotionnelle Active chez Sophr’Al

La sophrologie pour mieux accompagner les personnes qui avancent en âge, qu’elles soient en santé ou concernées par la maladie, leurs Aidants familiaux, professionnels,

vers le chemin de la bientraitance émotionnelle active :

La BEA est l’approche choisie par Sophr’Al dans toutes ses interventions.

Pourquoi parler de bientraitance émotionnelle active : parce que nous voulons préserver la qualité du lien. Face aux difficultés rencontrées devant les caps de vie que nous passons, face à la maladie chacun vit son émotion en fonction de ses propres ressentis et de sa capacité d’expression en relation avec son histoire. Gérer ses émotions demande avant tout une capacité à la réduction (entendue ici au sens phénoménologique utilisé en sophrologie). C’est à dire prendre la distance juste par rapport à quelque chose. Pour accepter la personne qui nous fait face, fragilisée par son état physique,  mental, sans jugement ni apriori ou pour s’accepter dans le processus de vieillissement comme étape  expérimentée  dans le bien-être et la pleinitude.

La BEA a été proposée par deux Sophrologues clinique et non clinique qui ont fait l’expérience dans leur pratique de la nécessité de préserver la qualité de cet espace relationnel vécu lors d’un accompagnement. L’efficacité de l’approche BEA pour la gestion émotionnelle dans les atteintes neurodégénératives devient indispensable afin de privilégier le moment vécu, avec tous ses potentiels faits de rencontres, d’échanges. Approcher « l’émotionnel » avec la BEA permet de développer la bientraitance, de stimuler la communication émotionnelle (non verbale).

Elle devient pour les Aidants professionnels une position de prévention pour eux-mêmes afin de préserver la qualité de l’accompagnement. Elle se vit aussi comme  conviction ressentie et vécue  profondément et sincèrement quand il y a l’intégration de la notion de perception de vécu de l’autre pour capter les ressentis, la communication s’affine et le décryptage du non verbale plus accessible.